« Quand vient le moment de faire société »

Publié le : 10 mai 2021
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Face à la paupérisation galopante d'une partie de la population, Louis Gallois, membre du comité des Ambassadeurs de la Fondation de l’Armée du Salut et Daniel Naud, Président de la Fondation, demandent à ceux qui le peuvent de faire un geste. 

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La crise de la Covid-19 dure depuis plus d’un an. Comme toutes les associations venant en aide aux plus vulnérables, la Fondation de l’Armée du Salut constate que cette crise sanitaire s’est transformée en une crise sociale et humanitaire. Parmi les nombreuses sources d’inquiétude, nous notons une forte augmentation de l’insécurité alimentaire dans notre pays.

Ainsi selon une enquête menée en septembre dernier avec Action Contre la Faim sur l’un de nos sites de distribution alimentaire à Paris, 50% des bénéficiaires n’avaient pas recours à l’aide alimentaire avant la crise de la Covid-19. Pour les personnes interrogées disposant d’un minimum de revenus, le budget alimentation quotidien a baissé de 30%, passant de 5,7€ à 3,96€ par personne, soit une perte de près de 12 euros par semaine.

Par ailleurs, 23% des enfants ont été contraints de réduire leur consommation alimentaire en raison de la crise : difficile de ne pas imaginer l’inquiétude, l’angoisse et le sentiment de culpabilité chez les parents et les familles affectées.

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Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’inacceptable

Face à cette situation exceptionnelle, la mobilisation ne peut être qu'exceptionnelle. C’est ce qui nous a conduits à unir nos deux voix, celle de l’Armée du Salut et celle d’un de ses « ambassadeurs ». Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’inacceptable.

Car nous craignons que cela ne soit qu’un début. Nous redoutons une deuxième vague de paupérisation, que ce soit pour les travailleurs indépendants fragiles, pour les personnes qui perdent leur emploi, comme pour les personnes dont les droits au chômage vont arriver à échéance, d’ici quelques semaines ou quelques mois.

Heureusement cette crise ne frappe pas tout le monde de la même manière. C’est ainsi que 20% des de nos concitoyens n'ont pas perdu de pouvoir d'achat et ont pu épargner 70 milliards d'euros en 2020.

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A nous de faire face, à nous d’agir… ensemble !

C’est donc à eux que nous voulions nous adresser en leur lançant un appel fraternel et solidaire. Le principe selon lequel on ne meurt pas de faim en France est toujours vrai, mais peut-on se satisfaire du fait que des dizaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants n’aient qu’un repas par jour ? Cette misère est invisible mais elle n’en est pas moins dramatique.

La réponse à cette crise doit certainement être collective. S’il appartient à l’Etat et aux collectivités publiques de l’organiser, elle engage aussi la responsabilité de chacune et chacun d’entre nous. Nous ne pouvons pas nous voiler la face plus longtemps : l’enjeu aujourd’hui en France est d’apporter une aide humanitaire et en particulier alimentaire aux plus fragiles, alors que ce mot était habituellement associé aux pays en développement.

Le temps est venu de la solidarité nationale et elle est de la responsabilité de tous ceux que la crise a fort heureusement épargnés financièrement. A nous de faire face, à nous d’agir… ensemble !

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Louis Gallois, dirigeant d’entreprise, comité des Ambassadeurs de la Fondation de l’Armée du Salut
et Daniel Naud, Président de la Fondation de l’Armée du Salut

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Plaidoyer